Réalisation des tôles et des rivets

Bonjour à tous, comme promis, je vais aborder dans cet article comment réaliser les tôles puis les rivets, du moins à l’aide d’une méthode de gravure à chaud.

tout d’abord, il faut que l’aile soit entoilée, soit au papier japon, soit à la fibre. Cette méthode ne fonctionnera pas sur des avion entoilé à l’oracover ou tout autre surface plastifiée. l’aile a été ensuite enduite au garnissant carrossier, aussi appelé Filler.

voyons un peu les différents garnissants que j’ai été amené à utiliser.

commençons par la gauche, le Filler Motip acheté chez Nauroto, je l’ai longtemps utilisé une première fois sur le FW, puis sur le P47, mais depuis quelques temps j’ai été très déçu par le produit, je ne sais pas si c’est un stockage trop long chez le revendeur ou un changement de confection du produit, mais toujours est-il, deux bombes achetées, deux bombes inutilisables….. Sous les conseils d’un forumeux, j’ai acheté celle du milieu chez Leclerc, deux fois moins cher que la première, le produit sort bien mais est trop liquide à mon goût, il faut multiplier les couches pour avoir un peu d’épaisseur. Un ami maquettiste, m’a conseillé le dernière acheté chez Berteault, 30€ la bombe, ça pique un peu (trois fois plus cher que celle de leclerc et deux fois plus cher que celle de Nauroto). par contre il y a un diffuseur sur la buse qui permet un voile « droit » et mon fournisseur Rennais, ma conseiller plusieurs passe au lieu d’une couche trop épaisse, pour faciliter la dispersion des solvants. Le résultat est correct, seul le prix fait mal au porte feuille.

pour revenir à l’aile, une couche épaisse, ponçage à la toile, sans pour autant attaquer l’entoilage pour effacer les défauts de l’aile,

puis si tous les défauts ne sont pas encore effacé, on recommence l’opération. Si le défaut est trop important, il est possible d’enduire, pour se faire, j’ai utilisé dans un premier temps du sintofer que l’on peut se procurer dans tous les magasins de bricolage, voir dans les grandes surfaces, puis j’ai acheté un produit professionnel bi-composants, la grosse boite noir à coté du sinto. l’avantage de la grosse boite, le prix plus cher mais grosse quantité donc plus économique, mais il faut construire régulièrement pour passer la boite….l’inconvénient du sinto, mono composant et toutes mes boites on fini à la poubelle à moitié pleine car le produit était trop sec…

donc le TopStop produit professionnelle distribué chez les distributeurs carrossier. pour revenir rapidement sur le garnissant, j’ai aussi acheté un garnissant prof

ce produit est super, il se passe au pistolet onc il faut avoir un équipement plus lourd, compresseur, pistolet, mais il est beaucoup plus économique que toutes les bombes citées. Petit inconvénient, il résiste à la chaleur donc impossible de graver au fer à soudé. Donc je ne l’utiliserai pas pour cet article. Je recherche un produit du même type qui ne résiste pas à la chaleur……

Revenonc à nos moutons, l’aile est maintenant sans défauts, on repasse une couche de garnissant, mais cette fois pour donner du « fond », de l’épaisseur du vous préférez. en effet pour graver il faut enlever de l’épaisseur. l’aile est prête.

Prochaine étape, il faut positionner les tôles donc tracer sur l’aile les contours, pour se faire il faut un plan trois vues, bien détaillé de la version de l’avion que vous souhaitez réaliser.

étant donné que je refais l’aile, j’ai gardé une aile comme modèle, car je dois garder le même rendu pour être raccord avec le fuselage, et oui ma technique et l’expérience font que le coup de main est différent, je me suis rendu compte que je travail plus fin et que ce premier essais était « grossier », il faut que je garde cette effet. ça ne veut pas dire que le résultat n’était pas correcte, voyez plutôt

Pour tracer j’ai remonté l’aile sur le fuselage, car les tôles sont positionnées en relation avec les tôles du fuselage, il faut garder ces relations.

utiliser que le crayon à papier pour tracer, l’encre des bics ou des feutres peuvent traverser la peinture, il devient ensuite très difficile de s’en débarrasser….

j’utilise un code personnel pour distinguer les deux types de tôles que nous avons présenté dans l’article qui présentait les finitions. les tôles juxtaposée, ou l’on a deux flèche, une de chaque coté, et les tôles en relief celle posée sur l’autre et là j’ai qu’une flèche dessinée sur la tôle du dessus montrant l’arrête.

sur la photo du dessus, on voit ces deux types de tôles identifiées par le code. les lignes sans flèche, indique l’emplacement des rivets, il est parfois nécessaire de les positionner à ce stade pour positionner correctement les tôles.

Les avion en modèle réduit, bien que très approchant en forme de leur grand frère grandeur, sont parfois légèrement différente, il faut alors tricher, c’est pour cette raison que je trace parfois les lignes de rivets, je me rappel la première fois que j’ai fait cette aile, avoir tout tracé avant de commencer car j’ai du modifier légèrement pour adapter à l’aile…. Ici pas de soucis, le travail a déjà été fait, j’ai recopié l’implantation du morceau de l’aile que j’ai en modèle.

on peut aussi voir sur la photo du dessus que la tôle est positionnée sur un retour de tôle du fuselage.

STOP…… Maintenant que es tôles sont tracées, il faut identifier les tôles à réaliser en premier, je m’explique, on a vu qu’il y a des tôles qui sont posées sur d’autre, donc on commence par celle du dessous, je compare ça à un escalier, on commence donc par la première marche. Pour mon aile, c’est la tôle au dessus des volets, j’ai une jointure verticale juxtaposée et une tôle horizontale superposée.

on va commencer par la tôle juxtaposée, on branche un fer à soudé avec une panne « maison » en pointe. puis on prend un réglet métallique pour guider la pointe du fer et on trace au fer la jointure. on peut repasser plusieurs fois pour ajuster la profondeur, mais il faut faire attention de ne pas attaquer le revêtement.

voici ce que ça donne, j’en profité que le fer était chaud pour pour tracer les deux qui sont au dessus des ailerons.

voilà pour le premier type de tôle, je connais des maquettiste qui ne font que ce type de tôle et le résultat est très satisfaisant et c’est de loin celui qui demande le moins de travail.

Voyons maintenant l’autre type de tôle, les superposées. Pour ce faire je préfère la bande de papier, on découpe une bande de papier correspondant au contour de tôle que l’on souhaite réaliser, puis on la colle à la colle blanche (colle à bois diluée un peu à l’eau) puis on applique comme du papier peint.

comme vous pouvez le voir, la bande est collée en suivant le trait et masque les flèches montrant l’arrête. on essuie bien la colle qui déborderait et on laisse sécher.

Une fois sec, on va masquer à la bande cache l’arrête que l’on souhaite garder, pour la préserver.

deux couche d’enduit nitro sur le papier pour le « plastifier » et le durcir, puis on mastique l’arrête que l’on ne souhaite pas voir.

un ponçage à SEC à l’aide d’une petite cale à poncer maison, je récupère beaucoup de chose, entre autre les mousses qui servent de cale et de protection sur les fenêtres neuves. elles ont une densité intéressante et leurs tailles est parfaite.

j’ai aussi récupéré auprès d’un menuisier un morceau de bande de papier qu’il utilise sur leur machine à poncer. (grande bande). pour eux elles sont usée, pas pour nous, qu’elles aient moins de mordant ça nous gène pas, elles sont rigides et solides. un coups de double face et op une petite cale à poncer très efficace.

pour résumer voici ce que vous avez besoin comme matériel, prévoir en plus une pair de ciseaux.

l’enduit est maintenant poncé, deux couche de nitro sur le papier car on a surement poncé un peu la bande, c’est pour cette raison que l’on ponce à sec, pour pas habimer le papier.

on masque puis on va passer une couche de garnissant. Voilà la première tôle en relief est faite.

j’ai travaillé les deux ailes en même temps pour gagner un peu de temps, cette étape est particulièrement longue avec les temps de séchages, mais le jeux en vaut la chandelles, ça donne un réalisme étonnant. j’ai expérimenté une autre méthode, qui consiste à placer un scotch lisse d’une épaisseur correcte et d’enduite contre. on ponce ensuite sur le scotch et on enlève la bande. le résultat est correct aussi et il m’arrive parfois de procéder ainsi, je vous montrerai cette méthode sur le dessous de l’aile du FW190…..

la tôle du bord d’attaque est très travaillée, beaucoup de contour et détour, enfin par facile à réaliser, c’est pour cette raison que j’ai choisi la bande de papier pour le dessus de l’aile, car sur un tel type de tôle difficile de faire le contour en scotch…

On y retourne, je trace les lignes de rivets pour positionner la tôle du bord d’attaque

j’ai deux tôles juxtaposées à faire sur le milieu de l’aile, on aperçoit le marquage sur la photo.

deux coups de fer à souder et hop c’est fait. on découpe la feuille de papier pour la tôle du Bord d’attaque et on la colle à la colle blanche…

on masque, enduit nitro et mastique

Ponçage, on cache

puis il est temps de passer une couche de garnissant

et voilà une tôle de plus

comme vous pouvez le voir c’est pas très dur et répétitif…..

Voilà vous savez tout sur les tôles ou presque…….

 

Maintenant on va voir les rivets……

avant de commencer on va voir le matériel utilisé, il faut un fer à souder, que j’ai modifié un peu, j’ai ajusté la panne pour placer un domino, de cette façon on peut changer l’embout facilement en fonction du besoin

ensuite on recherche des embouts un peu partout, seul critère il faut que le matériau supporte la chaleur

ici deux tubes, un en aluminium, l’autre en laiton. on recherche ces embouts en fonction de la taille et la forme des rivets ou des vis que l’on souhaite.

sur l’aile du FW190, les rivets sont trop petit pour être fait avec un tube, j’ai donc choisi une pointe pour marquer les rivets, j’ai tracé une ligne et marque un à un les rivets.

par la suite j’ai du modifier la panne, car le domino était trop petit et il c’est abimé rapidement. voici le nouveau montage, rien de nouveau seulement le domino est plus gros.

j’ai réalisé une panne spécialement pour faire les têtes de vis….

c’est comme la pointe d’un tournevis tout simplement, une fois chauffée elle laissera son empreinte….

voici une petite vidéo qui vous explique tout ça,

les tôles sont réalisées à l’aide de feuilles de papier, collée à la colle blanche, puis le bossage est collé en place….

puis on monte l’aile pour positionner correctement le bossage

une fois e dessus fait, voici ce que ça donne

à ce stade le réalisme est déjà remarquable

une fois peint voici le résultat

il nous restera à vieillir et salir tout ça pour mettre en valeur notre travail de finition.

et le dessous de l’aile a été travaillé de la même manière

les trappes de visite on été réalisé en scotch aluminium pour une question de facilité, on aurait pu le faire aussi en papier comme les tôles.

les petit verrou ont été fait de la même manière.

pour c qui est des ailerons, l’entoilage et les renforts ont été simulé avec de la colle blanche, un petit cordon imite les bandes.

il est temps de vous montrer aussi comment faire sur les surfaces dur tel que la fibre de verre par exemple, l’empreinte au fer à soudé ne marchera pas dans ce cas, il nous faudra procéder autrement.

on commence par ce faire une règle à trous, on perce au diamètre du tube qui laissera l’empreinte

ensuite on maintien la règle sur la pièce à graver

ici dans ce cas précis j’ai fait plusieurs règles, car le capot étant arrondi j’ai du faire des règles « courbes » si je peux dire !!!

ensuite on place le tube dans la dremel et on vient graver les cercles, attention il faut faire un touch and go, à peine touché on retire, il faut avoir la main souple…

voici le résultat

une fois le capot peint voici le résultat

voilà, je penses avoir fait le tour des techniques de bases pour les finitions, dans un prochain article je parlerai de la peinture et de la réalisation des marquages.

A très bientôt Pascal.

 

 

 

5 commentaires sur “Réalisation des tôles et des rivets

    • pour le moment je n’ai pas présenté de technique de vieillissement ou de maquettisation sur oracover ou autres films plastique. sur ce genre de surface impossible de graver, il faut donc le faire en trompe l’œil au crayon peinture …..

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