Peinture et vieillismenent, comment réaliser une bonne décos?

Bonjour à tous, que serait une maquette sans ses couleurs des guerres? on va distinguer plusieurs choses, les couleurs de fonds les camouflage de l’avion, les marquages distinctions d’appartenances à un pays, à une unité ou à un groupe, tous ces signes distinctifs sont à reproduire sur nos modèles.

Bien sûr il existe des sites internets qui proposent des décalcos, des masques pour peindre les insignes, mais outre le coté économique, quel plaisir de réaliser sa décos de A à Z…et mettre des décalcos sur un avion traité maquette c’est à mon avis moyen car ça enlève le rendu des finitions sous les décalcos.

Nous allons essayer de traiter dans  cet article la peinture, le marquage, le vieillissement et les salissures….

Tout d’abord, commençons par les peintures utilisées, il existe deux types de peintures, les acryliques donc peinture à l’eau, et les peintures à l’huile. il existe plusieurs fabricants et fournisseurs qui proposent des bons produits, personnellement sur le FW190 j’ai utilisé de la Warbird color achétée chez figtrace en angleterre et sur le P47 de la Spectra (peinture à l’huile) achetée chez Aérokit un des seul revendeur de cette marque en France.

Après avoir utilisé les deux j’ai une préférence pour la warbird color pour le nettoyage, à l’eau c’est beaucoup plus simple et sans produits corrosifs ou irritant et sèchage rapide, quelques minutes. Mais mes préférences s’arrêtent là, la peinture à l’huile se tend mieux, ce qui permet d’appliquer seulement un voile fin, la peinture plus fluides donc moins d’épaisseurs et pour moi, elle s’applique mieux sur le support.

Il est temps de développer le sujet, sur mon premier modèle j’avais fait les couleurs de fonds avant de faire le marquage, comme vous pouvez le voir sur ces photos

on peut voir ici le camouflage réalisé, on place le masque puis on fait le marquage

ensuite peinture comme si on avait un pochoir, puis on enlève le masque pour obtenir la croix

voici la première manière de faire,

Toutefois j’avais rencontré des problèmes lors de la réalisation de ces marquages, en effet les couleurs clairs recouvrent difficilement les couleurs foncées, il a fallu multiplier les couchent pour recouvrir le camouflage, donc placer de l’épaisseur, donc du poids.

sur la nouvelle aile, j’ai procédé différemment, j’ai commencé par le blanc que j’ai appliqué sur l’aile, j’ai commencé par tracer l’emplacement de la croix, puis j’ai appliquer un voile blanc, puis on colle des masques pour cacher les bandes blanches que l’on souhaite garder avant de peindre le camouflage.

le résultat parait identique, mais dans ce cas le voile blanc est beaucoup plus fin et surtout on a diminué la sur épaisseur du marque….

Je vous ai fait partager mon expérience avec deux méthodes différentes pour réaliser cette croix, maintenant à vous de voir celle qui vous semble la plus adaptées à ce que vous souhaitez réaliser.

Vous avez vu les masques qui servent à la peinture, il est temps d’en parler un peu. On peut masquer de plusieurs manières, à la bande cache, au vénilla ou bien sûr, j’en ai parler au début, acheter des masques tout fait.

Le masquage à la bande cache, rien de bien méchant, on colle un scotch pour délimiter une zone suivant un tracé généralement. Je vais plutôt vous parler de la réalisation d’un masque vénilla ou tout autre film plastique collant que l’on trouve facilement en magasin de bricolage. je commence toujours par tracer sur une feuille papier l’insigne à réaliser, l’ordinateur aide bien pour les tracer, puis impression sur papier A4.

sur un CTP « martire » on fixe un morceau de film collant puis par dessus la feuille A4 sur laquelle on a tracé l’insigne que l’on souhaite réaliser. On découpe ensuite au cutter avec une lame neuve.

une fois fait on peut fixer les découpes à l’aide de bande cache.

ça peut faciliter la pose des morceaux en place, on décolle les protections des morceaux que l’on souhaite coller puis on applique et on retire les bande caches pour ne laisser que les masque que l’on souhaite positionner.

seul soucis, c’est qu’il est difficile de positionner précisément la croix sur l’aile, j’ai donc opté par tracer des repères sur l’aile et de placer la première partie sur l’aile

ensuite on vient coller les morceaux dans leurs logements respectifs dans les ouvertures, puis on enlève la grande pièces pour ne laisser que le masquage de la croix

et voilà il nous reste plus qu’à finir d’appliquer avant peinture

Passons à l’autre croix sous l’aile qui est un peu plus difficile à faire, on a un contour noir de 3 mm pour souligner le marquage, on commence par réaliser le blanc comme pour le dessus de l’aile

on va masquer la totalité de la croix

ensuite on va peindre l’aile avec sa couleur de camouflage

on peut voir aussi le travail de camouflage des puits et des intérieurs de volets, on utilise du papier et des bandes caches.

on peut maintenant enlever le masque, il faut le faire le plus rapidement possible, dès que la peinture est sec au toucher, car le vénilla à tendance à coller de plus en plus en fonction du temps d’application et on va se retrouver avec des traces de colles de plus en plus persistante. on peut aussi limiter la force de collage du film plastique, en collant une première fois le film sur un morceau de tissus puis sur l’aile. les quelques fibres arrachées au tissus vont diminuer l’effet collant au film. petit soucis quand même, rien est parfait, on peut aussi augmenter les risques d’infiltration de peinture sous le masque…..

voici ce que l’on obtient

comme vous pouvez le voir le contour est net, si vous connaissez des problèmes d’infiltration, on peut passer une petite couche de klir (produit d’entretien des sols) qui est un vernis acrylique incolore,  sur le contour du masque, il remplira les micros ouvertures et éliminera les infiltrations.

pour finir la croix, on va ici faire un mixte, on masque à la bande cache le contour de la croix, puis on place des morceaux de vénilla pour masquer les parties blanches de la croix.

on vois les morceaux de films plastiques en blanc plus clair. vous pouvez aussi apercevoir un petit écart entre la bande cache et le film plastique. c’est comme ça que j’ai réalisé entre autre le liserait noir qui contourne le marquage de groupes et le numéro de l’avion.

on cache le reste de l’aile pour éviter d’avoir un voir de peinture sur le reste de l’aile puis peinture, ça se fait rapidement bande cache et papier journal.

une fois les protections enlevées, voici le résultat.

le jeux des marquages est traité, j’espère que ça vous aidera dans vos travaux de peinture, je vais toutefois revenir sur les vagues de camouflage du dessus de l’aile. contrairement à ce que j’ai dit sur les insignes, sur les vagues ont a un léger floue entre les couleurs, le masquage est réalisé avec une feuille de journal, mais le rebord n’est pas collé sur l’aile, la feuille est juste maintenu sur l’aile. Je suis désolé, je n’ai pas pensé à prendre une photo pour argumenter mes dires, mais je l’ai fait sur les ailerons,

le journal est maintenu tendu pas des scotchs sur l’arrière de l’aileron, c’est un peu la technique du pochoir.

voilà l’aileron en place sur l’aile

pour conclure le sujet de la peinture et marquage, voici un pot pourri de photos sur la réalisation des travaux de peinture sur le fuselage, tout d’abord la réalisation des masques sans quoi rein est possible

réalisation du contour noir sur le deux dont je vous parlais précédemment

sur les partie droite, bande une bande cache suffit

et voici le résultat après avoir enlevé les protections

dernière chose pour clôturer les travaux de peinture, il arrive assez souvent d’avoir des « noz art » ou des signes d’appartenance de groupe comme cette tête de coq sur le FW190

cette figure a été réalisé avec un jeux de pochoirs différents, comme pour la croix, on réaliser une couleur puis une autre et enfin on fini au pinceau pour donner la touche finale.

de même pour cette tête d’aigle

 

La peinture c’est fait, un avion qui vient d’être peint est très brillant et n’est pas très réaliste surtout pour des avions qui ont vécu. voyez la différence de rendu entre l’aile et le fuselage sur cette photo, l’aile est neuve sans vie et surtout les détails que nous avons réalisés ne sont pas mis en valeur.

A part si l’on souhaite réaliser un avion de musée, je ne trouve pas cela très jolie, on va donc voir dès maintenant comme vieillir cette peinture. Attention, c’est vraiment très difficile de réaliser cette étape, il vous faut prendre de la paille de fer 00000 (cinq zéro) c’est la paille de fer la plus fine qui existe, puis on va passer la peinture à la paille de fer, il faut passer la paille dans le sens du vent sur l’aile, donc ici dans le sens des nervures de l’aile.

Comme vous l’imaginez, c’est d’une simplicité déconcertante mais voyez le résultat, votre aile change radicalement d’aspect et surtout votre travail des tôles et rivets vont ressortir. A vous ensuite de doser suivant votre ressenti. plus on frotte plus on enlève de la peinture et on fait ressortir l’apprêt. il ne faut pas trop user sous peine de trop voir l’enduit et ce ne serait pas très jolie à forte dose.

voici l’aile avant

voici l’aile après

avant

après

comme vous pouvez le voir on n’hésite pas à faire ressortir l’apprêt à certains endroit stratégique pour accentuer le rendu, mais attention de ne pas en faire de trop….

je profite maintenant de l’avancement du P47 pour vous montrer comment réaliser les masques, je conseil de dessiner à l’ordinateur à l’aide d’un logiciel de dessin les insignes à réaliser, pour ma part se sont les étoiles

une fois fait on fixe à plat sur une planche « martyre » le film plastique autocollant, j’ai choisi un produit comparable au vénilla en moins collant.

une fois fait on colle par dessus la feuille de papier sur laquelle est tracé l’insigne à représenter.

on commence à découper suivant le tracé à l’aide d’une lame fine de cutter, lame triangulaire très pointu.

à mesure que l’on découpe on place des bandes caches pour maintenir en place les différentes partie, ça évitera d’être embêter et surtout de déplacer le tracer par rapport au film plastique.

on aperçoit sur la photo ci-dessus les morceaux de bandes caches de couleur crème, et oui il faut bien regarder, désolé….

une fois fini on soulève doucement la feuille de papier et on colle à mesure des morceaux de bande cache, mais cette fois sur le film plastique….

voilà le masque est maintenant fini.

après avoir correctement positionné l’insigne en papier sur l’aile on trace des repères, pour coller la première partie du masque en place. on va décoller le papier seulement sur la partie que l’on souhaite coller sur l’aile, le masque, quand à lui, est toujours constitué de tout ces éléments, j’ai seulement réduit les contours aux ciseaux pour faciliter la mise en place.

ne vous y trompez pas, le film est transparent, le contour est collé en place, on voit les protections des morceaux que l’on ne souhaite pas coller, c’est à dire l’intérieur de l’étoile.

on va pouvoir enlever la partie centrale du masque et placer de la bande cache pour maintenir le film en place.

ensuite on va placer du papier journal pour cacher l’aile avant peinture

je vais profiter pour faire un raccord peinture sur les trappes de servos, j’ai donc laissé la tôles qui recevra le raccord.

 

voilà le masque est en place, du moins la première partie et on est prêt à commencer la peinture, il y en a qui passer une couche de KLIR au pinceau sur le contour du masque, ça à pour effet de boucher les trous d’infiltrations sous le masque, ce qui évitera les bavures….. le KLIR est un produit acrylique, j’ai donc préféré, comme ma peinture est à l’huile, passer une couche argent pour boucher les infiltrations.

j’ai fait que le contour du masque, ça ne sert à rien de charger tout le marquage….

ensuite une couche de blanc

aprs avoir attendu que la peinture blanche soit sèche, on va placer le masquage des parties blanches, on prend la partie centrale et on enlève les protections pour ne coller que ce qui doit recouvrir les parties blanches

sur cette photo se sont les partie transparentes

on place la partie centrale dans le contour que l’on a laissé en place, de cette façon on va placer correctement d’un seul coup l’ensemble des masques avec précision

une fois positionné en place, on enlèves les morceaux de bande cache pour libérer la partie au dessus du bleu.

voici cette partie enlevée

les autres autres morceaux sont en place, on les aperçoit tout juste, je vous rappel qu’ils sont transparents

on fini de bien appliquer puis on passe une couche de bleu

il nous restera à enlever le papier journal

puis le masque extérieur

et enfin les masques qui recouvre les parties blanches

voici le résultat

je viens de vous détailler un nouvel exemple de masquage, en espérant que ça vous aidera dans vos projets

Le marquage est maintenant traité dans cet article, je vais poursuivre avec les salissures, dans un premier temps on va parlé du « jus ».

Le jus est un mélange de peinture, on recherche une teinte qui correspond aux salissures que l’on souhaite réaliser. Dans mon cas, les avions était sur des terrains en terre, lorsque les hélices brassaient l’air, elles levaient, de l’herbe, et de la boue ou poussières….. j’ai donc extrapolé la couleur des salissures, mon jus se veut clair et de couleur légèrement verdâtre.

on appel cette peinture un jus, car on le dilue fortement, c’est très liquide, pour accentuer l’effet de transparence.

Une fois le jus réalisé, on l’étale au pinceau, puis on l’essuie à l’aide d’un bas nylon de madame, il est préférable de demander à madame avant de se servir dans l’armoire…..

attention on essuie dans le sens de l’écoulement de l’air, cet à dire, du bord d’attaque vers le bord de fuite…..

on voit sur cette photo les traces laissées par le jus.

il ne faut pas avoir peur de se lancer, comme à mon habitude, je vous conseil de commencer par le dessous de l’aile, c’est la surface la moins visible de l’avion lorsqu’il est au sol, et lorsqu’il est en l’air, bien malin celui qui verra les défauts!!!

En cas de surcharge, ou de salissures disgracieuses, pas de panique, on peut atténuer l’effet à la paille de fer 00000, on frotte et on « gomme » l’effet en matant un peu la surface….

comme vous pouvez le voir sur la photo du dessus, les tôles ne sont pas trop voyante, on va, après ce jus, accentuer les effets pour mettre les tôles en valeur. On va prendre un pinceau très fin, celui que j’appelle le trois poils de cul, pour appliquer de la peinture dans les gravures de tôles, lorsqu’elles sont gravées, ou juste derrière l’arrête pour les tôles juxtaposées. Une fois le juste appliqué, on essuie au doigt l’excédant de peinture et on donne un effet supplémentaire de coulure. J’oubliai, pour ce jus je prends toujours de la peinture acrylique, la rapidité de séchage est un atout et c’est moins agressif pour les doigts.

la photo suivante montre avant la mise en valeur de tôles

après le contour des tôles

sur cette photo à bout portant, on peut penser que c’est exagéré, mais avec un peu de recul voici ce que ça donne….

l’aile est maintenant faite, il reste encore les traces de fumée, que je vais détailler juste après, mais avant voici une vidéo pour vous montrer en image le travail…

 

 

A+ Pascal

 

10 commentaires sur “Peinture et vieillismenent, comment réaliser une bonne décos?

  1. Bonjour.
    D’abord merci pour le partage de toutes ces superbes techniques.

    Concernant la finition peinture, les marques employées résistent-elles au carburant modéliste (méthanol?) ou faut-il s’orienter vers des motorisations électriques?

    Merci d’avance.

    Roland

  2. Bonsoir Roland,
    je vais faire une belle réponse de normand…..

    non si la peinture n’est pas fuelproof et oui si la peinture est fuelproof.
    En faite tout dépends de la peinture que vous utilisez, si la peinture résiste au carburant, votre travail résistera au méthanol…..

    sur le FW, la warbird color résiste au carburant donc aucun soucis, d’ailleurs j’ai un saito 91FS dessus (méthanol).

    sur le P47, j’ai utilisé de la peinture spectra qui résiste aussi au carburant, les salissure sur le P47 sont faites avec la peinture du FW donc tout est ok pour la résistance au carburant…
    sur le P47, finition plus « fragile » je passerai une couche de vernis MAT Spectra, pour protéger la surface, on peut procéder de la sorte si la peinture n’est pas fuelproof et passer une couche de vernis pour protéger le travail.
    voilà j’espère avoir répondu à votre question
    A+ PAscal

  3. La réponse est claire.

    Peinture « fuel proof » a utiliser en direct.
    Peintures autres, prévoir un vernis « fuel proof » (sous réserve de compatibilité)
    Merci

  4. bjr,
    Félicitations pour votre blog et merci de partager vos techniques.
    J’ai une question concernant le vernis spectra que vous utilisez pour protéger vos peintures du carburant.
    Est-ce vous le passez à l’aérographe, si oui avec quoi vous le diluez?
    Cdt
    JCB.

    • Bonsoir JCB,

      oui j’utilise l’aérographe pour tous mes travaux en générale, seul l’enduit carrossier est passé à la bombe ou au pistolet…..

      le diluant du vernis spectra est le white spirit.
      A+ Pascal

  5. Bonjour Pascal,
    Merci pour cet excellent article. Je dois passer à l’aérographe du Spectra mat sur un Corsair. Quel taux de dilution au white Spirit utilisez vous?

    Merci de votre réponse.

    Emmanuel

    • Bonsoir Emmanuel, je dilue à 20% environ, lorsque l’on plonge la touillette dans le pot, il faut un fin filet fluide. ne pas oublier de tamiser le vernis avant de peindre, ça évite les soucis. je tamise avec un vieux collant de madame, très tendu pour élargir les mailles.
      A+ Pascal

  6. Bonjour Pascal
    Au vu de vos belles réalisations j’ai pensé que vous pourriez me conseiller sur le vieillissement d’un Pou du ciel en EPP ( kit Guixmodel) , surtout pour imiter le tendu entre les nervures et l’ombrage qui le suggère ; j’en ai décoré plusieurs pour les copains ( visibles sur le site des Jivaros ) et si vous les trouvez vous verrez que ce vieillissement fait défaut , Merci de me répondre . Vincent .

    • Bonjour Vincent,
      perso je n’ai pas beaucoup d’expérience dans la peinture sur dépron, c’est une matière que je n’affectionne pas vraiment, donc difficile pour moi de vous conseiller sur une technique.
      attention toutefois avec le dépron, seulement de la peinture à l’eau, les solvant détruirai le support, mais vous devez surement le savoir.
      par contre Roger Niéto dans un article sur RCP ou modèle mag, je ne sais plus lequel avait fait un article sur le sujet, de mémoire, il jouait avec les ombrages, un carton masquait le haut de nervure et un voile d’aérographe, et il déplaçait son cache pour la suivant, je vais essayer de retrouver cet article
      Amicalement Pascal

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